Éditorial de Bertrand Delanoë
Maire de Paris
L’édition 2009 de Nuit Blanche est un nouveau rendez-vous avec cette fête populaire et audacieuse, partagée non seulement par une dizaine de villes voisines de Paris, mais aussi par de nombreuses cités en Europe et dans le monde. En ces temps de doute sur l’avenir, la culture est une respiration plus que jamais nécessaire. Nos concitoyens, nos sociétés, sont en recherche de sens et de valeurs. Et ce sens, ces valeurs, c’est la culture qui les porte. C’est pourquoi je suis heureux que nous réaffirmions ensemble, avec Nuit Blanche, l’impérieuse nécessité de la culture, qui n’est pas un supplément d’âme, mais le socle et la boussole de nos sociétés modernes.
Je me réjouis que cette 8e édition propose une vision éclectique et pluridisciplinaire de l’art contemporain à destination du plus grand nombre. L’édition 2009 ne s’appuie pas sur un thème mais part de lieux choisis, à travers lesquels chacun pourra se livrer à une promenade proche du rêve.
Paris s’offre à Nuit Blanche, au cours d’une déambulation qui partira du nord avec les créations accueillies dans le Parc des Buttes-Chaumont. Des oeuvres permettront de découvrir autrement le Gymnase Jean Jaurès, la piscine Pailleron, le Centquatre. Le pôle central de Nuit Blanche se déroulera des cours du Marais au Châtelet et, en passant par Notre-Dame, permettra de rejoindre un très beau parcours piéton, qui donnera l’occasion de découvrir de nombreux lieux habituellement fermés au public sur la Rive gauche, entre le Luxembourg et le Quartier latin.
Je veux adresser mes chaleureux encouragements et mes remerciements les plus vifs aux directeurs artistiques qui nous font l’honneur d’accepter notre invitation pour cette nouvelle édition : Alexia Fabre, directrice et conservateur en chef du Musée d’art contemporain du Val-de-Marne (MAC/VAL) et Frank Lamy, chargé des expositions temporaires au MAC/VAL. Leur présence et leur énergie sont une manifestation concrète de l’esprit de Paris Métropole.
À chaque acteur de cet événement unique, artiste ou spectateur, je veux souhaiter une merveilleuse Nuit Blanche, une nuit de beauté partagée et d’amour de l’art.
Éditorial de Christophe Girard
Adjoint au maire chargé de la culture
Pour cette 8e édition de Nuit Blanche, samedi 3 octobre 2009, les deux commissaires artistiques, Alexia Fabre et Frank Lamy, nous offrent un parcours intime, subtil et poétique à travers Paris.
Ils ont choisi des lieux vivants, ouverts, connus et partagés, tels que le Parc des Buttes Chaumont ou le Jardin du Luxembourg, où les oeuvres étonneront les visiteurs de ces jardins populaires. Ils transformeront également des établissements sportifs, en accueillant des artistes des quatre coins du monde venus visiter ou revisiter Paris.
Des lieux de spiritualité participent à nouveau, cette année, comme l’Eglise Saint-Eustache, Notre-Dame, Saint-Séverin mais également la Grande Mosquée. Des salles incontournables de la vie culturelle parisienne, le Théâtre de la Ville, le Théâtre du Châtelet, s’ouvriront toute la nuit à l’art contemporain.
Mais l’une des spécificités de cette édition sera la visite de lieux de savoir et de transmission mythiques comme l’Ecole Normale Supérieure ou le Musée National du Moyen-Âge… où les artistes nous plongeront dans leur univers de réflexion, résolument contemporain, s’inspirant du génie des lieux.
Un important dispositif de médiation, qui se traduit par la présence d’une cinquantaine de médiateurs formés à la connaissance de l’art contemporain, sera mis en place afin d’accompagner les visiteurs dans leur découverte de Nuit Blanche. Des actions spécifiques sont également prévues en direction des familles, des seniors et des personnes en situation de handicap et d’exclusion.
Dessinée autour de trois pôles : le Nord-Est, le Centre et la Rive-Gauche, cette Nuit Blanche parisienne sera dévoilée par Alexia Fabre, conservateur en chef du musée d’art contemporain du Val-de-Marne (MAC/VAL) et Frank Lamy, chargé des expositions temporaires au MAC/VAL, dont le remarquable travail à Vitry nous a conduit à les inviter pour cette nouvelle édition. A l’heure de Paris Métropole, nous nous réjouissons de ce partenariat avec le Conseil Général du Val-de-Marne et nous félicitons que le MAC/VAL accueille dès l’après-midi du 3 octobre, un événement de Nuit Blanche. Au-delà de Paris, la nuit sera également blanche à Arcueil, Aubervilliers, Clichy la Garenne, Les Lilas, Nanterre, Saint-Denis, mais aussi Romainville et Saint-Ouen l’Aumône.
Au-delà de nos frontières, c’est avec fierté que nous accueillons Amsterdam et Tel Aviv dans le réseau des Nuits Blanches à travers le monde.
Nuit Blanche 2009 répondra une nouvelle fois au souhait de la Mairie de Paris d’accroître la place de la culture dans la ville, et en particulier celle de l’art contemporain sous le signe du rêve, du temps retrouvé et de la nonchalance.
Éditorial de Liliane Capelle
Adjointe au maire de Paris chargée des seniors et du lien intergénérationnel
Depuis 2002, une nuit par an, Paris se métamorphose en gigantesque musée vivant, pour le bonheur de ses habitants et des visiteurs.
Cette nuit-là offre au public une bouffée d’art contemporain, et permet à des personnes de tous âges, de tous horizons, une approche originale de la culture. En tant qu’adjointe au maire de Paris chargée des seniors et du lien intergénérationnel, je ne peux qu’être sensible à des événements ouverts à tous, où les générations se rencontrent, échangent, partagent. J’ai coutume de le répéter : tout comme le sport, la culture est l’un des meilleurs vecteurs de lien intergénérationnel.
Pour les Seniors, hélas, se rendre à Nuit Blanche est parfois plus compliqué que pour les plus jeunes. La nuit, la foule, les déplacements constituent pour certains des obstacles. Il me paraît important que ces appréhensions puissent être dépassées, afin que les Seniors profitent, eux aussi, de ce moment fort de la vie culturelle, et plus largement, qu’ils (re)prennent goût aux sorties du soir.
Pour la deuxième année consécutive, une médiation spécifiquement destinée aux Seniors est donc prévue, et des véhicules PAM (Paris Accompagnement Mobilité) permettront des déplacements plus aisés.
Apporter une attention particulière aux personnes les plus âgées, les orienter en cas de besoin, les accompagner sur les différents parcours, et échanger avec eux sur les oeuvres d’art… voilà les « missions » confiées aux jeunes médiateurs.
Il ne s’agit pas d’aide, mais bel et bien de partage : je suis heureuse que Nuit Blanche permette ces rencontres entre jeunes et moins jeunes autour de l’art, et qu’un dialogue entre les générations puisse naître à cette occasion.
Comme ce fut le cas l’année dernière déjà, je souhaite que cette année encore, des discussions se nouent et des points de vues soient échangés autour de Nuit Blanche, mêlant toutes les générations.
Je suis heureuse que cette médiation ait lieu, et j’en remercie tous les acteurs. Ceux de Nuit Blanche, mais aussi tous les autres, car cette initiative n’est pas isolée ; à Paris, la solidarité se décline toute l’année.
Éditorial de Véronique Dubarry
Adjointe au maire de Paris chargée des personnes en situation de handicap
L’édition 2009 de Nuit Blanche reflète la volonté de la municipalité d’inclure tous les citoyens dans la vie quotidienne, comme dans les moments exceptionnels. Outre l’accessibilité de la quasi-totalité des sites dans lesquels seront présentées les oeuvres, l’accent a été mis sur la médiation et l’accompagnement humain. Qu’il s’agisse de parcours en langue des signes, de circuits avec une dimension tactile pour des personnes déficientes visuelles ou encore d’accompagnants individuels, cette médiation vous permettra de partir à la découverte des oeuvres, de partager et d’échanger autour d’elles.
De nombreuses associations s’associent à ce projet, ainsi que le service Pam qui proposera la Nuit Blanche dans ses Escapam.
Je souhaite que vous soyez nombreux à profiter de cette édition et vous souhaite à toutes et à tous une très belle Nuit Blanche.
Éditorial de Pierre Mansat
Adjoint chargé de Paris métropole et des relations avec les collectivités territoriales d’Île de France
Nuit Blanche prend, cette année, une dimension toujours plus métropolitaine. De nouveaux espaces deviennent le théâtre et l’objet de la création artistique. En changeant d’échelle, en élargissant son horizon, Nuit Blanche retrouve sa vocation: agir sur les spectateurs comme un profond stimulant, interroger leur rapport à la Ville.
Le choix des directeurs artistiques, Alexia Fabre et Frank Lamy, marque bien plus que la reconnaissance du travail accompli au MAC/VAL, il symbolise, au travers de la coopération engagée avec le Département du Val-de-Marne, la vitalité des liens tissés entre les lieux parisiens de création et d’exposition et la scène artistique métropolitaine. Nuit Blanche met ainsi en lumière l’énergie de la création qui ignore les frontières et se joue du périphérique.
Placée cette année sous le signe du rêve et de la déambulation, Nuit Blanche sera l’occasion d’errer d’un bout à l’autre de Paris Métropole. Du coeur historique aux nouveaux lieux de la création, les oeuvres réinventent des espaces, provoquent des rencontres entre des sites et des publics. Nuit Blanche doit ainsi faire résonner au rythme de la création les noms d’Arcueil, Aubervilliers, Nanterre, Clichy-La Garenne Saint-Denis, Gentilly, Saint-Ouen-L’Aumône, Les Lilas, Romainville, et bien sûr dès l’après midi à Vitry-sur-Seine. A pied, en vélib pour la première fois dans les communes voisines de Paris, en métro ou en bus, toutes les villes partenaires s’offrent à la curiosité des spectateurs.
Nuit Blanche, depuis 2002, donne à la création la chance de réinventer la Ville. Je me réjouis qu’elle s’enrichisse de nouvelles destinations et qu’elle contribue à inscrire le territoire parisien dans l’espace métropolitain aux yeux d’un public populaire.
Éditorial de Christian Favier
Président du Conseil Général du Val de Marne
Paris d’une nuit, Nuit Blanche, constitue un événement majeur dans la vie culturelle de la Capitale et de sa Banlieue, ce que l’on désigne aujourd’hui comme la Métropole.
Nuit Blanche c’est la rencontre étonnante entre publics, lieux et oeuvres contemporaines.
Paris ouvert à sa banlieue tout particulièrement cette année avec la direction artistique de Nuit Blanche confiée à Alexia Fabre, Conservateur du MAC/VAL, Musée d’art contemporain du Val-de-Marne et à Franck Lamy, chargé des expositions temporaires.
C’est pour le Val-de-Marne et son Conseil général un véritable motif de fierté et une forme de reconnaissance du travail accompli depuis près de trente ans pour rapprocher l’art contemporain des populations.
Pari audacieux, avec le MAC/VAL, premier musée d’art contemporain en banlieue, qui désormais s’inscrit dans le réseau des équipements ouverts sur l’innovation artistique et la diffusion large des oeuvres contemporaines.
Pari politique également, considérant qu’un département est tout a fait légitime à développer un tel projet au moment même où certains voudraient limiter voire supprimer la liberté d’action de nos collectivités.
Nous sommes donc très heureux d’apporter notre pierre à cette formidable Nuit Blanche en remerciant encore Bertrand Delanoë, maire de Paris et Christophe Girard, adjoint au maire chargé de la Culture d’avoir imaginé pour cette 9ème édition un partenariat avec le Conseil général du Val-de-Marne, ses élus, je pense notamment à Evelyne Rabardel, Vice-présidente chargée de la Culture et l’équipe de direction du MAC/VAL.
Nous aurons ainsi beaucoup de plaisir à accueillir un public nombreux dès l’après midi du 3 octobre pour l’un des premiers événements Nuit Blanche au MAC/ VAL à Vitry-sur-Seine.
J’y vois très concrètement la manifestation d’une démarche particulièrement dynamique et de l’émergence d’un nouvel esprit métropolitain au plein bénéfice du rayonnement de nos territoires et de la qualité de vie de leurs populations. Je souhaite donc plein succès à cette 8e Nuit Blanche et beaucoup de plaisir à tous celles et ceux qui vont y participer.










