
Biographie
Née en 1968 à Moscou, Margarita Gluzberg vit et travaille à Londres où elle enseigne comme professeur et chercheur au Royal College of Art. Outre une production de dessins et peintures de grand format, l’artiste se livre à des performances autour de thèmes qui lui sont chers (la boxe, l’histoire de l’argent) campant un univers visuel riche, nourri de sources et de références diverses.
Le projet
Dans la cour de l’École Normale Supérieure, Margarita Gluzberg présentera sa pièce « Captive Bird Society » (2009), récemment réalisée au MAC/VAL. Au fil du temps, l’artiste a réuni une collection de disques originaux (78 tours) réalisés par le compositeur Carl Reich à partir de chants d’oiseaux. Premier à effectuer ce type d’enregistrements à partir de sa propre volière, Carl Reich s’était attaché à des canaris imitant le chant du rossignol, s’ingéniant à mêler ces bandes sonores à des mélodies populaires. Jonglant entre six tourne-disques, l’artiste se livrera en direct à une performance où elle-même sélectionne et passe les disques, installant peu à peu une présence sonore poétique et détonnante.
Margarita Gluzberg est habillée par Didier Ludot.
DE 19H À 7H
Pour les personnes à mobilité réduite : ACCÈS PAR LE 45, À L’ENTRÉE SUR LA DROITE
ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE
Pascal Convert, Camille Henrot, Myriam Mihindou
L’image et sa trace : Direct indirect II, Cynopolis, La colonne vide.
Une programmation de l’ENS (commissariat : Nadeije Laneyrie-Dagen).
Que reste-t-il des personnes, quand elles ont disparu ? Que faisons-nous des images d’actualités, diffusées par les chaînes et consommées dans nos salons à l’heure des informations ? Les trois films présentés par l’ENS ont en commun cette recherche : le travail du souvenir et de la signification. « Direct indirect II » de Pascal Convert (2002, 20 minutes) mêle séquences d’une des guerres actuelles et visions de dormeurs, rêves brouillés et cauchemars filtrés ; « Cynopolis » de Camille Henrot (2009, 10 minutes) fait alterner images de fouilles archéologiques et recherches dans des champs de détritus, avec pour acteurs principaux de son films des chiens errants ; « La colonne vide » de Myriam Mihindou (2004, 7 minutes), constituée d’images doubles, est une danse de deuil, sur un socle de sculpture monumentale parisienne privée de sa statue, dans un monde où le cours du temps continue.
ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE
(COUR RATAUD)